Développement durable, image et normes à l’université

Et ce que je lis me laisse parfois sans voix. Dernier en date : « Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable« . Page 92, dans le chapitre s’intitulant : « Éduquer, former et sensibiliser pour la transition écologique et le développement durable », je lis :

La valorisation accrue des démarches d’exemplarité et de responsabilité sociétale des universités et des grandes écoles, notamment par la labellisation, ainsi que par l’intégration de critères liés au développement durable dans les mécanismes d’habilitation ou d’accréditation en matière de formations supérieures ou dans le cas d’une profession réglementée comme celle d’architecte par les compétences exigées par la directive européenne, seront mises en œuvre à partir de 2015 pour faire de ces établissements des lieux de pédagogie intégrale au service de la transition écologique.
(« Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable » – 2015)

La formule me laisse penser que l’avis des établissements compte assez peu. Comme par ailleurs il est assez difficile de dire « salut, je suis contre le développement durable », voilà un paragraphe qui restera au stade de l’injonction ou bien qui risque de compliquer encore un peu plus le grand écart de nos universités et écoles entre autonomie annoncée et couperet de l’état.

Bientôt pour pouvoir voir votre offre de formation habilitée par le Ministère il faudra donc que votre établissement réponde à certaines normes environnementales ? C’est intéressant, nonobstant l’état général des batiments universitaires… bah oui ? Vous ne saviez pas ?  C’est pourtant marqué là :

La prise en compte par les universités des enjeux liés au développement durable est encore timide. Si la plupart connaissent les obligations qui leur sont faites au titre de la transition énergétique, rares ont celles qui ont engagé une réflexion globale sur le sujet. Leur action demeure le plus souvent ponctuelle et d’ampleur limitée.
(Contribution à la réflexion stratégique et à la politique immobilière des universités -2014)

Conclusion : je propose d’organiser une salle de lecture commune aux ministères du DD et de l’EN, les uns et les autres pourraient y lire les rapports de leurs confrères. On gagnerait tous du temps. Bonne semaine à tous.

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